Spectacle Barrio Oscuro

 

Barrio_Oscuro_021Création du spectacle BARRIO OSCURO les 4, 5 et 6 octobre 2013 au Casino Théâtre de Rolle (Co-production Casino Théâtre de Rolle): Le barrio oscuro, c’était notre place de jeux. Gamins, nous allions jouer là-bas. Une maison avait brûlé. Longtemps, elle est restée en l’état, calcinée, dangereuse. Défense d’entrer. Mais nous, les sales gamins du quartier, nous l’aimions la vieille ruine. Nous avions bien un peu peur, mais là-bas, avant tout, nous étions libres. Nous voulons partager notre barrio oscuro, parce qu’il est encore là, en nous, palpitant, sous la forme d’une énergie sombre qui se joue du provisoire en attendant quoi ? La démolition ? La reconstruction ?

Barrio Oscuro est donc une invitation que nous lançons.

Nous, Maria de la Paz et Ignacio Lamas, chanteuse et guitariste, travaillons en duo depuis deux ans en Suisse romande. De nombreux concerts témoignent de notre complicité qui prend sa source dans nos racines hispanophones communes (Argentine, Espagne). Avec Barrio Oscuro, nous voulons approfondir cette complicité, explorer ce quartier lointain, perdu, en associant nos textes et nos musiques. Nous serons accompagnés dans cette création par trois musiciens, Daniel Perrin, Mathias Demoulin, Luigi Galati, que l’exploration de terrains en friche n’a jamais effrayé.
L’environnement visuel de Nicolas Wintsch, le travail du son de Bernard Amaudruz et la mise en espace de Thierry Romanens, viendront augmenter scéniquement ce que la musique du groupe racontera des impressions de ces gamins sauvages que nous étions. Que nous sommes encore ?

La mise en scène

Thierry Romanens interviendra pour un travail de révélateur et de mise en cohérence artistique des différents aspects du spectacle: le rapport au public des musiciens et de la chanteuse ainsi que les propositions sonores et visuelles de l’ingénieur du son et du vidéaste.

Il s’agit d’une direction artistique globale qui consiste dans un premier temps à comprendre et entrer dans l’univers des initiateurs de Barrio Oscuro, puis en répétition, d’en magnifier l’essence, entendre par là, révéler de manière optimale ce qu’ils veulent exprimer. Il leur faudra pour ainsi dire « oublier » leur fonction d’auteur et de compositeur, pour se consacrer principalement à leur rôle d’interprète.

Dans un premier temps, chaque titre sera considéré comme une œuvre : il s’agira d’en affiner l’interprétation, d’en enrichir ou alléger l’orchestration. Ensuite, il s’agira de construire le spectacle (ordre des morceaux, transitions, rythme général) avec l’objectif dramaturgique de faire naître et vivre ce terrain  de jeux, le barrio oscuro que les protagonistes souhaitent partager entre eux et avec le public.

Scénographie : lumières et vidéo

Nicolas Wintsch, propose pour cette création une scénographie en images. Le thème du barrio oscuro, qui évoque l’enfance, le jeu, la liberté fait naitre l’envie de clair-obscur, de brouillage des repères, de troubles visuels, d’images heurtées comme elles peuvent l’être parfois dans les rêves, les souvenirs. Le vidéaste propose de construire ce terrain de jeux, d’en accompagner l’exploration et de participer à l’énergie chaotique de sa traversée  en utilisant les moyens de la vidéo et plus précisément la technique du vidéomapping.

La scène sera donc habillée d’un simple écran de fond permettant les projections.
Le vidéomapping

Cette technologie multimédia permet de projeter de la lumière, des vidéos, des images fixes également, sur des volumes dont elle peut épouser les formes au plus près. Ce moyen est souvent utilisé pour ses vertus spectaculaires dans le cadre des illuminations nocturnes de l’architecture des villes. Mais, mise au service d’un spectacle et d’une histoire, le vidéomapping dévoile un potentiel poétique d’une grande force. En effet, il permet de dissocier différents plans: celui du présent de la scène et des musiciens en action, celui des temps et des lieux autres que les images permettront d’évoquer.  Cette technique permet également d’associer les spectateurs au vertige du jeu dans le barrio oscuro en pilotant le débordement des images hors du cadre de scène.
Le matériel visuel

Pour Barrio Oscuro, Nicolas Wintsch travaillera des images tournées à Buenos Aires en février 2013 et d’autres que lui proposeront et inspireront les membres du groupe. Il construira avec ces matériaux une partition visuelle qu’il interprètera et sur laquelle il improvisera lors des représentations. A l’égal des musiciens, il participera avec eux à la construction de l’énergie de la représentation.

Le son

Bernard Amaudruz, sera l’ingénieur du son du groupe. Dans ce sens, il interviendra  en tant que technicien son (prise et mixage en live). Mais il sera également partie prenante du jeu dans le barrio en pilotant des effets sonores en interaction avec les musiciens et le vidéaste. Il y aura distorsion, brouillage, tensions, répétitions de boucles sonores, un véritable travail de création sonore qui s’élaborera dès les premières répétitions. Il s’agit pour l’ingénieur du son comme pour les autres musiciens de trouver le langage du barrio oscuro et une liberté dans l’usage de ce langage commun.

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